Contes et Légendes : Légende Chinoise du Pot Fêlé (01)
10/12/2008 14:06 par chez-athenia
À PROPOS DE LA COLÈRE
Il était une fois un dieu qui ayant vu comment les gens s'étaient détournés de leurs mauvaises actions, il renonça à la calamité qu'il avait préparée et les préserva d'un inévitable désastre.
Un homme parmi les citoyens de cette ancienne terre ne fut pas satisfait de cette tournure des événements. Parce qu'il se repentait de ses méfaits d'avant, il s'attendait à être puni et s'adressa avec colère à la divinité, lui disant qu'il était mécontent et préférerait mourir que continuer à vivre, en châtiment de ses transgressions d'alors. En même temps, cet homme reconnut que cette divinité était lente à rendre ses jugements, lente à assigner les châtiments et infiniment patiente et tolérante.
La divinité lui dît gentiment : "As-tu le droit d'être en colère ?"
L'homme s'éloigna de la divinité, alla dans la campagne, érigea un abri pour lui-même et attendit.
La divinité se sentit désolée pour l'homme, parce qu'il faisait si chaud. Par compassion, il fit pousser un buisson à cet endroit, pour abriter l'homme et lui donner de l'ombre et atténuer son inconfort. L'homme apprécia le buisson, il s'étendit et s'endormit.
A l'aube le jour suivant, la divinité créa un ver pour attaquer le buisson et il s'étiola. Lorsque le soleil se leva l'homme se réveilla et remarqua que le buisson mourrait. L'homme en colère reprocha au buisson de s'étioler et de mourir et brandit son poing vers le ciel. Le soleil cognait sur l'homme, lui causant un grand inconfort. Un vent suffoquant se leva, faisant tant souffrir l'homme qu'il demanda à la divinité de mourir ici et maintenant, plutôt que d'endurer la souffrance.
La divinité lui dît gentiment :
"Est-il juste de te mettre en colère contre le buisson ? Tu n'as rien fait en ton pouvoir pour faire pousser ce buisson, mais le buisson t'a soulagé. Il a grandi la nuit sans toi et est mort la nuit sans toi. Penses-tu qu'il soit juste pour une divinité de se préoccuper d'un seul homme en colère quant il y en a tant qui ont besoin d'elle, qui ne se mettent jamais en colère avec leur divinité, mais ne font que lui témoigner leur révérence, leur gratitudes et leurs louanges ?"
La conscience de l'homme s'éveilla tout à coup, il eut honte, remercia la divinité pour la leçon et fit un vœu, à cette divinité et à lui-même, de devenir une bonne personne et de surveiller ses sentiments.
LA LEÇON DU BAMBOU
Il était une fois un grand jardin, merveilleux, au milieu d'un royaume. Le Maître aimait à s'y promener quand la chaleur du jour devenait accablante. Il affectionnait tout particulièrement le bambou qui lui semblait l'arbre le plus beau de toutes les plantes de son jardin. Au fil des années, ce bambou grandissait, devenait vigoureux et toujours plus conscient de la faveur du Maître.
Un jour, celui-ci s'approcha de l'arbre et le bambou inclina son faîte respectueusement. Le Maître lui dit :
- Mon cher bambou, j'ai besoin de toi.
Il semblait que le grand jour fut enfin arrivé, le jour pour lequel le bambou avait été créé. Le bambou répondit donc d'une voix douce :
- Maître, je suis prêt. Fais de moi ce que tu voudras.
- Bambou, ajouta le Maître d'une voix solennelle, pour me servir de toi il faut que je te coupe.
- Me couper moi que tu considères comme la plus belle parure de ton jardin, non ne fais pas cela !
- Mon cher bambou, répondit le Maître, si je ne te coupe pas, tu ne sers de rien.
Le jardin se fit calme; le vent retint son souffle, le bambou inclina sa tête doucement et puis lui murmura:
- Maître, puisque tu ne peux m'utiliser sans me couper, alors je suis prêt arrache-moi !
- Mon cher bambou, il me faudra t'enlever toutes les branches et toutes les feuilles.
- Ah ! non, pas cela, détruis ma beauté, mais laisse-moi mes rameaux de feuilles.
- Si je ne te les enlève pas, je ne peux pas t'utiliser.
Le soleil se cacha, un papillon s'envola et le bambou, tremblant à l'idée de ce qui allait lui arriver, dit dans un souffle :
- Maître, enlève les rameaux et les feuilles.
- Bambou, dit encore le Maître, il faudra te faire autre chose : Je te couperai par le milieu et je t'enlèverai le cœur. Si je ne le fais pas, tu ne sers de rien.
- Oui, Maître : arrache le cœur et découpe.
Alors le Maître du jardin arracha le bambou, coupa ses rameaux et toutes ses feuilles, le tailla en deux sur toute sa longueur et lui enleva le cœur.
Puis, il le transporta près d'une source d'eau fraîche et scintillante au milieu des champs desséchés. Il déposa le bambou soigneusement sur le sol; il posa l'une des extrémités du tronc sous la source tandis que l'autre atteignait le sillon d'arrosage dans le champ.
La source chanta sa joie, l'eau claire bondit à travers le corps déchiqueté du bambou jusque dans le canal et se mit aussitôt à abreuver les champs assoiffés. Puis on repiqua le riz et les jours s'écoulèrent. Les pousses grandirent et ce fut bientôt le temps de la moisson. C'est ainsi que le bambou, autrefois si majestueux, devint dans son humble état de débris, une grande bénédiction.
Quand il était encore grand et beau, il ne poussait que pour lui-même et se réjouissait de sa beauté. Mais dans son brisement, il était devenu un canal dont le Maître se servait pour faire fructifier son Royaume.
Dans un petit village de Chine, pas très loin de la ville de Nankin, vivait un jeune homme du nom de Tao. Il était très pauvre mais malgré sa pauvreté, il était de nature généreuse et toujours prêt à aider son prochain. Personne ne s’adressait jamais à lui en vain.
Un jour, alors que le soleil brillait déjà très haut dans le ciel, Tao, qui dormait sur une paillasse à l’ombre d’un arbre, fut réveillé assez brutalement par un inconnu. Surpris, il ouvrit les yeux et vit devant lui un homme tout de gris vêtu.
"Réveille-toi, Tao", lui dit l’inconnu. "La reine t’attend ! "
"La reine ?", s’étonna Tao. "Mais je ne connais pas de reine !"
"Elle, en revanche, te connaît", poursuivit l’homme en gris, "Et elle m’a envoyé te chercher de toute urgence.Viens, suis-moi !"
"Mais qui êtes-vous donc ?", demanda Tao au messager. "Je ne vous ai jamais vu !"
L’inconnu haussa les épaules :
"A quoi cela pourrait-il t’avancer de m’avoir déjà vu et de savoir qui je suis ? La reine a besoin de ton aide. Tu es bien Tao, celui qui ne refuse jamais son aide à personne ?"
Tao n’osa plus poser de question. Il replia rapidement sa paillasse et suivit l’inconnu.
Ils marchèrent un long moment et à l’instant où il croyait atteindre les dernières maisons du village, il découvrit devant lui une ville immense dont toutes les maisons, massées les unes contre les autres, présentaient une forme assez étrange, qui lui sembla vaguement familière.
L’inconnu pénétra dans l’une d’elles, plus vaste et somptueuse que les autres. Tao le suivit.
Ils arrivèrent dans une salle immense, où une femme très belle était assise sur un trône majestueux. Elle portait dans les cheveux un diadème, qui scintillait de mille feux.
"Merci d’être venu" murmura-t-elle. "Mon royaume court un grand danger et tu es le seul à pouvoir le sauver." Tao se courba dans un profond salut.
"Ce sera un honneur pour moi, Votre Majesté", balbutia-t-il.
"Je vais te présenter à ma fille", poursuivit la reine d’une voix douce. "Je considère tous mes sujets comme mes propres enfants, mais je tiens à ma fille bien plus qu’à moi-même."
Tao crut entendre des milliers de clochettes d’or, et une jeune fille, également très belle entra dans la pièce. Son visage était pâle comme le lys et ses cheveux de jais coulaient en cascade le long de son dos. L’air infiniment triste, elle alla s’asseoir à côté de la reine, sur une chaise en or.
A peine venait-elle de s’installer qu’une dame de la cour entra, toute essoufflée en hurlant :
"Le Monstre ! Le Monstre !"
La reine se leva.
"Voilà le malheur dont je viens de te parler. Je t’en supplie, Tao, aide ma fille. Elle a pour mission de reconstruire une capitale mais sans toi, jamais, elle n’y parviendra."
Tao, sans hésiter une seconde, prit la jeune fille par la main et, ensemble, ils quittèrent le palais discrètement.
Pendant des heures, ils coururent sans prendre le temps de retrouver leur souffle. Ils empruntèrent mille et une petites rues tortueuses et parvinrent finalement dans le village de Tao. Là, ils purent souffler un peu.
"Comme il fait calme, ici", soupira Fleur de Lotus, car c’est ainsi que la jeune princesse s’appelait.
"Nous sommes loin de tout une danger, à présent, dit Tao".
"Où allons-nous bâtir la nouvelle capitale ?", demanda la princesse.
"Une capitale ?", demanda Tao, qui n’avait pas très bien compris lorsque la reine lui parlait dans son palais. "Mais je ne pourrai jamais construire une capitale. C’est impossible ! Je ne suis qu’un pauvre paysan. Je n’ai ni pouvoir ni argent."
La princesse le regarda et de grosses larmes roulèrent sur ses joues.
"Mais tu es pourtant bien Tao, celui qui est toujours prêt à aider son prochain", gémit-elle. "Toi seul est capable de le faire..."
"Non, je... ", s’apprêtait-il à dire lorsqu’il s’éveilla.
Il avait dû dormir longtemps, car le soleil se trouvait maintenant fort bas sur l’horizon. Bien qu’éveillé, Tao entendait encore la voix suppliante de Fleur de Lotus qui semblait s’éloigner.
En vérité, c’était un essaim d’abeilles. Elles semblaient perdues et tournaient en tous sens autour des fleurs du jardin.
"Pauvres bêtes", pensa Tao. "Elles n’ont pas de ruche ! Je vais leur en faire fabriquer une."
Et il se rendit immédiatement chez un charpentier.
Je me demande d’où peuvent bien venir toutes ces abeilles ?, pensa-t-il, lorsqu’il vit que les insectes acceptaient avec empressement leur nouveau refuge.
Il partit se promener dans le village. Arrivé à hauteur de la dernière maison, il découvrit dans un jardin une ruche abandonnée.
"J’ai trouvé des abeilles chez moi", dit-il à l’homme qui vivait là. "Ne sont-elles pas à vous ?"
"C’est possible", répondit l’homme.
"Elles ont dû fuir", ajouta-t-il en ôtant le couvercle de la ruche.
Comme il se penchait, il y découvrit un serpent :
"Oh ! Le monstre de mon rêve ... !", se dit-il.
De retour chez lui, Tao installa dans son jardin toute une série de belles ruches semblables. De tous les côtés des abeilles arrivèrent. Elles se mirent à butiner ses fleurs et lui offrirent tellement de miel en échange de sa protection que Tao, le généreux, devint bientôt riche.
Au royaume du Roi de la Montagne, le chat, s'inquiétant de ne pouvoir se réveiller à temps pour se présenter à la porte du Sud, demanda au rat de l'appeler avant de partir. Le rat lui promit de ne pas l'oublier. Cependant, un peu avant l'aube, le rat, de peur que le chat ne le laisse à la traîne s'ils partaient ensemble, décida de se rendre en catimini au palais de l'Empereur de Jade.
A l'aube, l'Empereur demanda à l'un de ses ministres de se parer d'une feuille de papier et d'encre et de noter le nom de l'animal qu'il prononcerait. Ensuite, il cria aux visiteurs d'entrer. Comme chacun voulait absolument être le premier à pénétrer dans le palais, tous se ruaient vers la porte, provoquant ainsi un gigantesque bouchon.
Le rat pensait : « Avec ma petite taille, je ne pourrais jamais les pousser pour entrer ; par contre, j'aurais plus de chance en me faufilant entre leurs pattes ». C'est ce qu'il fit et devint ainsi le premier des signes du cycle lunaire.
Le buffle, en voyant le rat se glisser à l'intérieur, se senti vexé, n'ayant pas su utiliser sa force pour entrer dans le palais. A coup de cornes, il parvint enfin à s'introduire. L'Empereur de Jade dit : « Le buffle ».
Le tigre, en voyant cela, bondit par-dessus toutes les têtes massées devant la porte et se retrouva devant l'Empereur. Celui-ci déclara : « Le tigre est arrivé ! »
Le lièvre, conscient de sa petite force, prit exemple sur le rat. Il fut ainsi consigné dans la liste céleste.
Le dragon, voulant à tout prix faire partie des élus, dut faire une percée prodigieuse avec sa tête et sa queue. Son effort fut récompensé quand l'Empereur cria : « Le dragon ! »
Quant au serpent, aussi fin qu'une corde, il n'eut guère de mal à se glisser dans le palais.
Le cheval pris appui sur ses puissantes pattes arrière et accomplit un saut qui lui permit de franchir l'obstacle de la foule massée devant lui.
La chèvre, à l'aide de ses cornes et de sa petite corpulence, put également pénétrer dans le palais.
Le singe, en voyant autant d'animaux entrer, se gratta la tête, se pinça les oreilles, s'introduit à son tour en sautillant par-dessus les têtes des autres animaux.
Le coq commença à paniquer. « Il faut que je trouve un moyen d'entrer avant que le compte ne soit bon » se dit-il. Finalement, il y parvint à l'aide de ses ailes.
L'Empereur de Jade, en voyant les dix animaux, s'adressa à son ministre : « C'est assez ! » Celui-ci, un peu dur d'oreille, avait compris «chien» et nota chien dans son registre. (En chinois, assez et chien sont homophones). L'Empereur s'écria : « C'est suffisant ! ». Et le ministre comprit cohon. (En chinois, suffisant et cochon sont également homophones). C'est ainsi que le cochon fit partie des signes du zodiaque ! L'Empereur se tourna vers son ministre et lui arracha la liste céleste de ses mains. Il y compta douze animaux. Il déclara : « Tant pis, ce sera douze au lieu de dix ».
Ainsi naquit le cycle lunaire avec les douze animaux.
Epilogue
Le rat, ayant obtenu la tête de liste, se retourna tout content chez lui. En rentrant, il vit le chat en train de faire sa toilette. Le chat lui dit : «Ne devions-nous pas partir ensemble ?» Le rat lui rétorqua : «La sélection est finie, où veux-tu aller ?», «Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ?»; «Si je t'avais réveillé, je ne serais probablement pas en tête de liste à l'heure actuelle !» Le chat, en entendant cela, fut hors de lui ; et en une seule bouchée, avala le rat. Depuis ce jour, le rat est devenu l'ennemi du chat. C'est pourquoi chaque fois qu'un chat rencontre un rat, il lui court après pour le mordre.
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Les proverbes de provenances différentes, permettent l'éveil de la conscience. Ils nous ouvrent des portes vers la Sérénité. Ils nous permettent de mieux nous recentrer sur la réalité de la Vie, tout en nous apprenant des vérités basiques et souvent oubliées, par les aléas de la Vie.
Les proverbes ci-dessous, sont une récolte trouvée sur le Web et mis en images par mes soins.
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